Guitar Reflections Vol2

          Sortie en février 2017 sur le Label Gaya Music Production

  Après le premier volume autour des compositions de Duke Ellington (voir ci dessous), le trio revient pour un deuxième volume. Ce nouvel enregistrement s’inspire cette fois-ci des compositions de Wayne SHORTER.              

 
Extraitshttps://soundcloud.com/mfougeres
 

    En 2002, entre le conservatoire de Lyon et celui de Paris, je passe un an en cours avec Lionel Belmondo dans l'école IACP. Ce dernier me conseille l'écoute du disque de Duke Ellington, "Piano Reflections".  L'originalité, le son et le swing de ce disque me passionnent: je décide de retranscrire le disque dans sa totalité avec un ami pianiste, Adrien Chicot, puis de le jouer en quartet.


Apres quelques concerts et le temps passant, je passe à autre chose et continue ma vie de sideman à Paris.


Mais quelques années plus tard, en 2011, l'envie de faire mon premier disque me prend: je commence à travailler avec Yoni Zelnik et Antoine Paganotti. Le son du trio me plaît beaucoup et je décide d'enregistrer. Après plusieurs essais, l'idée de l'adaptation du disque de Duke devient une évidence. Quelques adaptations et arrangements plus tard, nous voici en studio début 2012, avec un invité au saxophone: Julien Pontvianne.


                                                         Claude Carrière décrit le projet ci-dessous:



     « Guitar Reflections » fait référence à « Piano Reflections », premier album enregistré par Duke Ellington (à 54 ans !) au piano, sans son orchestre…(à l’origine ce 33 tours historique s’intitulait « The Duke Plays Ellington »,était plus joli à regarder et ne contenait que 12 morceaux ; 3 pièces postérieures furent plus tard ajoutées par la branche batave de Capitol ). Cette référence devient transparente à l’écoute du CD de Maxime : une dizaine de ses plages reprennent, toujours dans l’esprit, parfois à la lettre, tout au moins dans l’exposé des thèmes, les compositions du disque du duc  ( seuls A Single Petal of a Rose et Azure n’y figuraient pas) . Passer ainsi du piano à la guitare , dans un monde musical qui ignorait cet instrument à peu près systématiquement –mis à part la présence jusqu’en 1947 du fidèle ami Fred Guy, métronome jamais soliste, et le passage fulgurant de Django Reinhardt, un mois en 1946- la gageure relevait du pari fou et du parfait casse-pipe. Le résultat est un enchantement ! D’abord et avant tout par son effet de surprise, puis par le talent mis en jeu. On connait évidemment de belles réussites dans l’interprétation personnelle de quelques thèmes d’Ellington (et de Billy Strayhorn) par des maitres de la guitare . On pense à Jim Hall, à Jimmy Wyble , à Joe Pass, le seul à avoir enregistré un album avec le Maestro. On connait les beaux albums ellingtoniens réalisés par le guitariste favori, parait-il, de Duke, Kenny Burrell…Cependant, le projet de Maxime Fougères va bien au –delà de celui de ces solistes. Il plonge en effet, avec à la fois respect et impertinence, au plus profond de l’essence et des secrets de l’art d’Ellington, sur les plans harmonique et rythmique  et non plus seulement thématique, et il parvient à donner des saveurs inédites à une musique qu’on croyait à tout jamais gravée dans le marbre des teintes pianistiques et orchestrales génialement originales du compositeur.

Un vrai bonheur de premier disque, dans lequel on entend déjà un bel avenir de la part d’un jeune artiste capable d’une telle ouverture et de tant de grâce, à partir d’une belle connaissance de l’histoire.

 

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                                                        Guitar Reflections Vol1